Test du Carrycam, accessoire pour la photo en rando

Etant chanceuse d’habiter non loin du littoral Atlantique, je suis adepte des longues balades en bord de mer, dans la forêt ou le marais vendéen.  J’apprécie également traquer les insectes, admirer la beauté des fleurs, … Il n’est donc pas question pour moi de laisser mon appareil photo à la maison et de rater une rencontre avec la faune, la flore ou un paysage. Qui n’est jamais rentré d’une sortie photo de plusieurs heures sans avoir mal au cou, au dos ?

Rencontrant régulièrement ce problème, c’est avec une certaine curiosité que je souhaitais tester ce produit. Je suis donc très contente que ma candidature ait été retenue par BonPlanPhoto pour tester le kit CarryCam. Je remercie également Samuel Busson, de la société CarryCam, de m’offrir l’opportunité de faire ce test et de sa bienveillance en amont de l’envoi du kit.

L’objectif de ce kit CarryCam est de soulager notamment les cervicales suite au port prolongé de l’appareil photo autour du cou, le poids étant désormais réparti sur les épaules via le sac à dos.

Le concept est simple : il consiste en deux crochets fixés sur l’appareil photo et s’accrochant sur des anneaux reliés aux bretelles du sac à dos.

Test du Carrycam, accessoire pour la photo en rando

La prise en main

Le kit CarryCam reçu est composé de :

  • 2 crochets
  • 2 anneaux
  • 1 support poitrine (en option)
Test du Carrycam, accessoire pour la photo en rando

Avant l’envoi du kit en test, Samuel BUSSON m’a demandé de choisir les matériaux pour les crochets et la couleur pour le support poitrine. Mon choix s’est porté sur des anneaux en bois et le support poitrine de couleur grise.

La livraison a été rapide, en moins d’une semaine. Le kit ne contient pas de notice d’utilisation. Un petit tour sur le site www.carrycam.fr afin de trouver des informations pour l’installation des crochets sur l’appareil photo et des anneaux sur le sac à dos.

Avant d’effectuer l’installation des crochets, disposant de deux appareils photos, il a fallu que je détermine sur lequel j’allais faire le test. En effet, après avoir insérer les crochets, il n’est pas pratique de changer les crochets à chaque fois que l’on change d’appareil photo.

Installation des crochets :

Les crochets sont installés directement sur la sangle de l’appareil photo. La sangle est insérée dans les petites encoches en forme de U présentes sur les crochets. Ces encoches sont d’une largeur de 1.5 cm.

J’ai eu un peu de mal à insérer la sangle car j’ai choisi les crochets en matière bois, la sangle avait du mal à glisser. Après quelques minutes, les crochets étaient installés. Il faut les régler, faire attention à maintenir une sangle de sécurité conséquente.

Carrycam
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Installation des anneaux :

Je n’ai eu aucun problème, c’est très simple. Il suffit de les insérer sur chaque extrémité de la sangle qui relie les bretelles du sac à dos. J’attire déjà votre attention, si cette sangle n’existe pas sur votre sac à dos, vous ne pourrez pas y mettre le support poitrine vendu en option.

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 Installation du support poitrine :

A l’arrière du support poitrine se trouvent deux sangles pour y insérer la sangle « sternum-strap » du sac à dos.

Test du Carrycam, accessoire pour la photo en rando

A l’avant, le support poitrine dispose d’une poche avec une fermeture éclair en plastique avec de grosses mailles. A vérifier la solidité dans le temps mais c’est un point rassurant.

Carrycam
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Qualité du matériel :

Anneaux :

Ce sont des anneaux traditionnels (que nous trouvons par exemple sur un porte-clefs) et sont d’un diamètre de 3 cm.

Crochets :

Les crochets bois sont en contreplaqué maquette. Leur taille est de 5.5 cm de hauteur x 2.3 cm de largeur. L’épaisseur semble correcte pour une bonne résistance (5 mm).

La société CarryCam propose également des crochets en plexiglas de différents coloris. Je n’ai pas opté pour ce matériau car je pense, peut-être à tort, que le plexiglas reste plus fragile que le bois.

Support poitrine :

Il est réalisé dans un tissu épais qui semble être imperméable. La partie arrière est doublée et intègre, semble-t-il, une fine plaque de mousse (ou autre matière) pour plus de rigidité. C’est dommage qu’il n’y ait pas d’information à ce sujet. Il n’y a pas d’étiquette de composition ou d’entretien du produit.

En consultant le site internet CarryCam, je n’ai trouvé d’information que sur la matière utilisée : aile de kitesurf recyclée. Ce qui est à souligner car c’est un bon plan pour la planète. Les coutures semblent solides et durables. Il n’y a pas de fil qui dépasse. Les dimensions du support poitrine reçu sont de 20 cm de hauteur x 18 cm de la largeur.

Test terrain :

Une fois l’installation terminée sur l’appareil photo et sur le sac à dos, je suis partie pour une première balade d’une durée de 1h30 (Canon EOS 70D + Objectif 18-135 mm). L’objectif de cette première sortie était, non pas tester le kit en lui-même, mais de valider ce qui nous est promis, à savoir ne plus avoir mal aux cervicales.

Au retour de la balade, je me suis même poser la question à savoir si je n’avais pas oublié mon appareil photo ! Aucune douleur au niveau du cou, pas de balancement intempestif de l’appareil photo sur la poitrine. Quel plaisir ! Point complètement validé.

Reste désormais à effectuer le test du matériel en condition tout terrain. J’ai effectué plusieurs balades dans mes endroits préférés, nature et bord de mer. Le constat a été le même à chaque fois, le confort. Au niveau de l’utilisation des crochets de fixation, j’avais plusieurs interrogations :

  • Est-ce que mon appareil photo ne va pas se décrocher accidentellement ?
  • Ne vais-je pas perdre en réactivité pour libérer mon appareil photo ?

Après une petite adaptation au décroché de l’appareil photo, c’est une manipulation qui se fait plutôt rapidement par la suite. En bord de mer, j’aime beaucoup faire des photos en pose longue et pouvoir moduler la lumière (mer, le coucher de soleil, …)

Zut, mon filtre ND 1000 est dans mon sac à dos ! Il faut que j’enlève mon sac pour récupérer mon filtre. Eh bien, non. La poche présente sur le support poitrine permet d’intégrer quelques petits matériels. J’ai pu y mettre un filtre ND 1000 à visser et une batterie de secours. J’ai beaucoup apprécié car cela permet de ne pas avoir, selon le type de sac à dos, à devoir décrocher l’appareil photo, enlever la sangle « sternum-strap », enlever son sac pour récupérer son matériel.

Je n’ai pas pu y ajouter d’autres filtres car je ne pouvais pas zipper la poche.  En même temps, le but du support poitrine n’est pas de stocker du matériel ! Son objectif premier est d’être une protection de l’appareil photo par rapport à notre corps, frottement, transpiration, … Le fait d’y mettre un peu de matériel est un plus non négligeable.

Test du Carrycam, accessoire pour la photo en rando

Adepte de la macrophotographie, j’ai également testé ce kit dans ce contexte. Fixer l’appareil photo sur les crochets ne m’a pas été utile. En effet, généralement je reste toujours l’appareil photo à la main (ou sur trépied), dans une zone de travail restreinte, à l’affût d’un insecte, d’une fleur, …

Matériel installé : Canon EOS 70D + Objectif Macro 100 mm avec pare-soleil (sans le support poitrine). Comme vous pouvez le voir, l’appareil photo est appuyé contre le corps et reste parallèle au sol.

Carrycam
Test du Carrycam, accessoire pour la photo en rando

Points positifs à l’utilisation :

La stabilité de l’appareil photo se constate même lorsque nous devons nous pencher ! Penché à 90°, l’appareil photo ne tombe pas par terre, les crochets ne se décrochent pas accidentellement.

Le kit de base est prévu pour des objectifs courts à moyens. Comment gérer alors avec un téléobjectif, plus lourd et plus long, qui a tendance à pencher vers l’avant ? Rien de plus simple, le site CarryCam nous donne une petite astuce afin d’avoir l’objectif le long du corps et non plus parallèle au sol. Il faut faire une torsion à la sangle (qui se retrouve croisée) et accrocher l’appareil photo de la même manière aux anneaux qu’en position standard. Le porte flash de l’appareil se retrouve du côté de votre corps. L’appareil photo reste stable et est tout aussi facile à décrocher.

 Désormais, j’apprécie crapahuter dans le sable, sur les rochers et de faire de longues balades avec mon appareil photo à porter de mains. Mon appareil photo n’est plus un électron libre et ce, avec tous mes objectifs.

Rapport / Qualité prix :

C’est une solution peu onéreuse pour avoir un confort et protéger ses cervicales, un budget d’à peine 30 € (avec le support poitrine en option). Les crochets remplissent très bien leur fonction.

Je suis un peu déçue sur la finition du support poitrine :

  • Les angles supérieurs ne sont pas symétriques
  • La hauteur n’est pas la même du côté gauche et côté droit

Cela ne gêne pas la fonctionnalité du support, c’est plus un petit point négatif au niveau esthétique.

Carrycam
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Conclusion :

Fini l’appareil photo qui reste dans le sac à dos ! Il est, désormais, systématiquement accroché aux bretelles de mon sac à dos.

Ce kit s’adresse aux personnes qui font de longues balades et qui souhaitent conserver à portée « de poitrine » leur appareil photo. C’est un vrai confort. Votre appareil photo est stable et en sécurité.

Je conseille de conserver la sangle de l’appareil photo autour du cou,  même si elle ne sert plus pour porter l’appareil photo, afin d’éviter que l’appareil photo tombe si un crochet venait à lâcher ou à se décrocher accidentellement.

Reste à voir la solidité des crochets (bois) dans le temps.

Points forts :

  • Appareil photo facilement accessible
  • Support poitrine pour ranger quelques petits matériels
  • Stabilité de l’appareil photo
  • Fabriqué en France
  • Tissu recyclé

Points faibles :

  • Finition du support poitrine
  • Achat d’un kit crochets supplémentaire selon le nombre d’appareil photo (incluant les anneaux qui ne seront pas forcément utilisés)

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