A la rencontre de Clémence Brach

Aujourd’hui, partons à la rencontre de Clémence Brach, spécialisée dans la photo de danse . Clémence a accepté de se prêter au jeu de mes questions et je vous propose donc d’en découvrir un peu plus sur cette photographe. Vous pouvez également retrouver son travail sur :

 

Autoportrait – Tous droits réservés à Clémence Brach
Bonjour Clémence,
Peux-tu te présenter en quelques lignes, comme photographe, mais pourquoi pas sur ta vie en dehors de la photographie?

Je suis photographe professionnelle depuis 2016, d’abord en activité complémentaire avec un travail salarié à côté et depuis 2021, à temps plein ! Depuis toute petite, je suis passionnée de danse, quand j’ai commencé à m’intéresser un peu plus à la photo, ça a été une évidence de relier les deux. J’aimerais donc à terme me spécialiser uniquement dans la photo de danse (portraits de danseurs-danseuses, spectacles, évènements etc). C’est une discipline qui m’a beaucoup appris, autant la rigueur que la douceur et la grâce, et j’essaie de mettre tout cela dans mon travail en tant que photographe.

 

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Peux-tu nous raconter comment la photographie est entrée dans ta vie ?

Ma grand-mère adorait capturer des moments de vie et des souvenirs, avec son appareil argentique. Mon père également, avec un côté plus technique et l’envie aussi de créer de jolies images, de nature par exemple. J’ai donc un peu baigné dedans. J’ai eu en cadeau mon premier compact numérique à mes 11 ans et depuis, je n’ai pas arrêté ! Même mon stage de 3ème était chez un photographe. Après le bac, je suis partie sur un BTS photographe à St Dié des Vosges et j’ai vraiment eu ce déclic, je savais que c’était le métier de mes rêves, d’une façon ou d’une autre, mais dans le domaine de l’image.

 

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Quelles sont tes spécialités photographiques ?

Ma vraie grande spécialité est la photo de danse, en tant que danseuse, je suis bien placée pour connaître et anticiper les mouvements !

 

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Sors-tu toujours accompagné de ton appareil photo ?

Pas vraiment. C’est un peu paradoxal je sais. J’aime beaucoup observer mon environnement même ce que je vois tous les jours, mais je n’ai pas forcément ce besoin de le photographier. Ceci dit, j’ai généralement mon téléphone avec moi, et bien que la qualité d’image ne soit pas la même, si c’est pour photographier une jolie porte ou un spot où j’aimerai faire des photos plus tard, c’est largement suffisant ! Et puis, comme je préfère les photos de portraits, travaillés et réfléchis, c’est finalement assez cohérent que je n’en fasse pas à chaque sortie.

 

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Où puises-tu ton inspiration ?

J’observe énormément, je suis toujours à l’affut d’une jolie lumière à regarder. Je parcoure beaucoup Instagram et Pinterest pour voir ce que font d’autres personnes, sans forcément m’en inspirer, mais tout simplement pour voir que chacun a sa patte et sa façon de faire. J’ai tout de même 3 photographes à citer qui me fascinent : Julie de Waroquier, la toute première photographe que j’ai vue en exposition et que j’ai pu rencontrer, Solenne Jakovsky, est ce qu’on doit encore présenter la force qui se dégage de ses portraits ?, et Sue Bryce, photographe américaine spécialisée dans le posing.

 

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Parmi tes photos, si tu ne devais en retenir qu’une seule, peux-tu nous présenter ta photo préférée et nous raconter son histoire?

Ce serait cette photo, sans hésitation. Il s’agit d’un portrait d’une danseuse que j’ai réalisé en 2016. Ca fait un moment maintenant, mais je l’aime toujours autant!
Le moodboard de cette séance contenait des images de Sue Bryce (on y revient!) et des peintures d’Edgar Degas. Je trouve qu’elle représente bien ma façon de travailler et d’être. Par exemple, le côté rigueur, techniquement la photo est bien exposée, cadrée plus ou moins avec la règle des tiers, bien nette, et pour le côté technique de la danse, les mains et les bras sont gracieux et légers. Il y a aussi de la douceur qui s’en dégage, par l’expression peut être, mais aussi par le noir et blanc que j’ai volontairement fait doux, peu contrasté. Il s’agit aussi de la première photo que j’ai vendu en tirage fine art ! Bref, elle représente beaucoup pour moi et selon les retours que j’ai pu avoir, elle plait aussi aux autres 🙂

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Quelle serait la prochaine photo que tu aimerais faire ?

Je rêve de photographier des danseurs de très haut niveau, peut être de l’Opéra de Paris, que j’ai déjà eu la chance de voir sur scène et qui ont tous une prestance et un talent fou.

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Imagine que l’on te donne un crédit illimité, quel projet photographique, dingue ou plus sage, aimerais-tu réaliser?

J’adorerai créer des photos qui regroupent plusieurs types de danses, avec des danseurs de haut niveau, connus pour cette expertise justement, et les placer dans un environnement urbain, très graphique. J’ai vraiment envie de montrer que la danse est accessible à tous. Ce n’est pas que des costumes à paillettes et de la scène, c’est d’abord le corps et ses possibilités.
En faisant des photos qui ont cet effet « wow » directement et en les exposant par la suite dans des lieux faciles d’accès (lieux publics ou exposition gratuite par exemple), je suis sûre que ça pourrait toucher le grand public.

 

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Peux-tu nous raconter un de tes meilleurs souvenirs pendant une séance photo et pourquoi pas également le pire?

Un de mes meilleurs souvenirs est une séance de l’été dernier, entre les deux confinements. C’était une de mes premières séance de danse depuis le début de la pandémie et j’avais vraiment le déclencheur qui me titillait ! J’ai pu photographier les professeurs de mon école de danse, chacun dans leur domaine (classique, contemporain, hip hop, modern-jazz et salsa). Il y avait une super ambiance, une météo ultra agréable, beaucoup de rires et des images géniales qui sont maintenant utilisées par exemple sur le site de l’école. Une vraie bulle de bonheur dans cette période pas facile !

 

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Si tu devais faire découvrir un photographe peut être encore méconnu, et un seul, à BonPlanPhoto et à ses lecteurs, qui proposerais-tu?

Pas méconnu du domaine de la danse, mais peut être plus du grand public : Dane Shitagi. C’est le photographe qui se cache derrière le « Ballerina project » et qui est certainement celui qui m’a fait oser photographier des danseurs en dehors des studios et de la scène. Le livre de ce projet est d’ailleurs une vraie pépite.

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Un dernier mot?

Si jamais mes photos de danse plaisent aux lecteurs de cet article, j’ai quelques tirages en vente sur ma boutique Etsy et je peux aussi en faire sur commande ! Ils font toujours leur petit effet en déco, plus que les toiles sur cadre qu’on trouve à Ikea en désaturation partielle

Merci Clémence,

J’espère que tout cela vous aura donné envie de découvrir son travail. Bien évidemment si vous connaissez un photographe de talent, qu’il soit professionnel ou amateur, et  que vous souhaitez le faire découvrir à la communauté de Bon Plan Photo, ou si vous voulez vous même vous prêter au jeu de l’interview, il suffit de me contacter.

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