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Test terrain du Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro

Il y a quelques mois, je vous avais présenté mon test terrain du super zoom SP 150 -600 mm f/5-6.3 Di VC USD de Tamron, et bien, durant quelques semaines j’ai eu l’occasion de tester un second super méga-zoom de chez Tamron, le 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro.

Depuis quelques mois les super zoom ont le vent en poupe dans le monde des reflex. En effet Nikon avait lancé les hostilités avec  son 18-300 mm (équivalent à un 27-450 mm), Mais Tamron répond en lançant son 16-300 mm (équivalent à un 24-450 mm). Mais ce dernier tient-il la route?

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Caractéristiques techniques du Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro

Rapidement je vous propose de faire le point sur les principales caractéristiques de ce Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro:

Focale de l’objectif15-300mm
Ouverture maximalef/3,5-6,3
Format couvertAPS-C
Formule optique16 lentilles en 12 groupes
Rapport de reproduction maximal1/2,9
Mode de mise au pointPZD
Diamètre de filtre67mm
Dimensions75mm (Ø) x 99.5mm (L)
Poids0,540 kg

Pour résumer, le Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro fait parti des méga-zooms. Pour rappel, un objectif de la catégorie méga-zooms permet de couvrir une très large plage focale. Les méga-zooms fournissent des distances focales allant du grand-angle au téléobjectif.

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VC (Vibration Compensation) signifie qu’un mécanisme de stabilisation optique est intégré à l’objectif et contribue à assurer la netteté de vos images.

PZD (Piezo Drive) signifie que Le moteur piézoélectrique PZD offre une mise au point automatique rapide et silencieuse. Il permet aussi de passer en mise au point manuelle.

Tropicalisation, la conception de cet objectif le protège des éclaboussures et de l’humidité. Cet objectif convient donc à une utilisation en extérieur dans des conditions difficiles.

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Cet objectif est disponible en monture Nikon, Canon et Sony chez nos différents partenaires: 

Premières impressions du Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro

Pour une telle amplitude de focale je m’attendais à un objectif assez volumineux, mais en réalité il n’en est rien puisque l’objectif reste assez compact avec ces 10 cm replié et un peu plus de 18 cm lorsqu’il est déployé en position télé. Niveau poids, il est relativement léger avec 540 g affichés sur la balance.

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Concernant le contenu du coffret, ne compter pas y trouver une housse de transport, l’objectif est livré uniquement avec un pare soleil.

Même si il est principalement en plastique, excepté la baïonnette et le fût interne, il en reste néanmoins bien construit. Concernant la bague de zoom, elle est large et positionnée à l’avant, après quelques semaines d’utilisation je trouve qu’elle manque un peu de fluidité, par contre elle tombe bien sous la main. Pour la bague de mise au point manuelle, elle est  un peu plus étroite, mais elle dispose de repères de butées à la distance minimale de mise au point et à l’infini. A noté que cette bague est accompagnée d’un indicateur de mise au point dynamique situé sur le dessus de l’objectif.

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Enfin Tamron a équipé sont objectif d’un joint interne de protection contre l’humidité et la poussière, ce qui est loin d’être un standard pour cette gamme de prix.

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Sur le coté, on retrouve deux boutons, le premier permettant de débrayer la mise au point automatique. Le deuxième bouton, permet lui d’activer ou non la stabilisation, a noter qu’il n’est pas possible de ne stabiliser que les mouvements verticaux, afin de faire des filés par exemple.

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A l’opposé on trouve un dernier bouton LOCK qui permet, comme son nom le laisse entendre, de bloquer le fut et ainsi éviter de le voir descendre sous le poids des lentilles.

Test terrain du Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro

Le gros avantage de disposer d’un tel objectif est de pouvoir couvrir une plage de focale importante sans avoir à changer d’objectif, pour rappel ce méga-zoom équivaut à un 24-450 mm. Bon nombre de photographes amateurs ont peur de changer d’objectif sous peine de faire rentrer des poussières, ou tout simplement ne veulent pas s’encombrer de matériel, cet objectif semble donc être la solution idéale.

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C’est donc sur ce principe, que j’ai testé cet objectif avec mon Nikon D7000 puisque ce méga-zoom est destiné uniquement au capteur APS-C. Pour cela, j’ai eu l’occasion de le tester quelques semaines pour voir ce que vaut ce Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro.

Pour ce test terrain, j’ai essayé de me mettre dans la peau d’un photographe ne voulant pas s’encombrer de matériel  et je suis donc parti une semaine en Tunisie avec lui et il m’a également accompagné lors d’une sortie dans un parc zoologique.

Avant de vous parler de mon ressenti sur cet objectif et comme certains d’entre vous sont adeptes des graphiques et courbes, je vous propose de profiter également du savoir-faire de DxOLabs et de regarder, entre autre, les résultats du Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro.

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Maintenant, revenons donc au test terrain. Tout d’abord, une fois monté sur mon D7000, le couple semble parfait et avec ce 16-300mm F/3.5-6.3, on sent bien que Tamron a joué la carte de l’optique de voyage, car l’ensemble se fait assez discret et on peut glisser l’ensemble au fond d’un sac sans aucun problème. Avec son poids assez réduit, cette optique est bien adaptée aux petits reflex APS-C.

Comme je l’ai évoqué, le grand intérêt de cet objectif est de pouvoir disposer d’une plage de focale importante sans avoir à changer d’objectif et avec le 16-300mm F/3.5-6.3, la plage de focale est vraiment impressionnante et permet de couvrir de larges sujets allant du paysage à la photo animalière.

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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 16 mm
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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 78 mm
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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 165 mm
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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 300 mm

Evidemment en contrepartie de cette polyvalence, on ne peut pas avoir la même qualité que celle d’une focale fixe. Et même si les images sont relativement nettes, à partir de 100mm et à pleine ouverture, je trouve que les images manquent tout de même de « peps », évidemment plus on va vers les bords plus la perte de qualité est présente.

Cotés distorsions, elles sont évidemment bien visibles au grand-angle jusqu’à 50 mm et deviennent plus modérées au-delà. Pour le paysage urbain, une correction logicielle me semble nécessaire.

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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 16 mm – Test des distorsions à 16 mm

Niveau autofocus, on peut dire qu’il est rapide et silencieux, même si ce n’est pas un foudre de guerre, il m’a rarement fait défaut, on peut également facilement passer en mise au point manuelle avec le bouton dédié sur l’objectif.

Pour la stabilisation optique, comme on l’a évoqué, ce Tamron dispose que d’un seul mode, donc impossible de ne stabiliser que les mouvements verticaux, afin de faire des filés par exemple. Par contre cette stabilisation est assez efficace, surtout que les ouvertures maximales de cet objectif étant très limitées, pour rappel f/3,5 à 16 mm et f6,3 à 300, la stabilisation permet en partie de compenser le manque de lumière.

Concernant le vignettage, même si il est perceptible à pleine ouverture, il est assez bien maîtrisé à mon gout. Pour l’éviter il suffit de fermer un tout petit peu et c’est parfait.

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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 86 mm – f5.6 – 1/800s

Par contre, les ouvertures maximales de cet objectif couplées au capteur APS-C ne permettent pas de jouer facilement avec la profondeur de champ pour avoir de jolis flous d’arrière-plan. Il faut ruser et jouer avec la distance de mise au point courte et les longues focales pour y arriver.

Cet objectif est annoncé comme étant Macro avec une distance minimale de mise au point de 39 cm, mais il ne faut pas trop se faire d’illusion car avec un rapport de grossissement de 1/2,9, on est plus dans la proxy. Mais à 300mm, on peut tout de même explorer l’univers du petit.

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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 300 mm – f8 – 1/1600s

Images terrain

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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 16 mm – f5 – 1/4000s
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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 110 mm – f6.3 – 1/3200s
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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 86 mm – f8 – 1/2500s
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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 31 mm – f8 – 1/2500s
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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 100 mm – f7.1 – 1/4000s
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Nikon D7000 – Tamron 16-300 à 300 mm – f7.1 – 1/2000s

Mon avis

Je n’ai pas beaucoup de reproches à faire à ce Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro car c’est vraiment un couteau suisse permettant de tout faire ou presque, c’est tout de même l’objectif proposant la plage de focale la plus élevée pour APS-C, surtout que Tamron nous propose ici un vrai grand-angle.

Même si il est principalement en plastique, la qualité du produit est bien là. L’ergonomie ne présente aucune mauvaise surprise, malgré une bague de zoom qui manque un peu de fluidité mais qui tombe bien sous la main.

En contrepartie de cette polyvalence, on ne peut pas avoir la même qualité que celle d’une focale fixe. Il reste difficile d’utilisation en faible lumière, par contre dès que la lumière est présente, il est très bien. Pour optimiser ses prises de vues il faut  éviter les bords d’image qui sont moins piqués. Concernant la distorsion au grand angle, il faudra passer en post-traitement.

En tout cas la qualité optique reste tout à fait correcte pour un tel méga-zoom qui offre un ultra grand-angle. Pour un tel objectif, il est nécessaire de faire des compromis, puisqu’une telle plage de focale avec un format si compact entraîne des sacrifices optiques .  

Bref, ce Tamron 16-300 mm f/3,5-6,3 Di II VC PZD Macro est idéal pour le photographe nomade qui ne veut pas s’encombrer de matériel. Ce Tamron permettra de tout faire ou presque tout en produisant des photos correctes.

Cet objectif est disponible en monture Nikon, Canon et Sony chez nos différents partenaires: 

 tamron 16 300-1Points forts:

  • Qualité de construction
  • Autofocus
  • Stabilisation efficace et discrète
  • grosse polyvalence
Points faibles:

  • Distorsions importantes
  • Objectif peu lumineux.
  • Piqué limité

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13 Commentaires

  1. RW

    Merci pour le retour d’expérience, j’ai hâte de le recevoir (ce mercredi, normalement).

    L’été dernier, je suis parti en Mongolie avec un Canon mais je me suis coltiné un 70-300 en plus du 18-55 de base, car j’ai hésité avant le départ à acheter le 16-300.
    Du coup, c’était assez galère de jongler entre les objectifs suivant les prises de vue, surtout à cause de l’environnement (du sable, dans le désert de Gobi par exemple)…

    • Paulmier

      Bonjour
      Je possède cet objectif depuis 4 mois et je n’ai pas grand chose à lui reprocher, sa polyvalence et un vrai régal pour un photographe auteur comme moi qui ne veut pas s’encombrer. Vous en serez satisfait c’est sûr.

  2. Je le possède depuis un peut moins d’un an, il est le parfait compagnon de mon Canon EOS 70D lors de mes vacances et de la majorité de mes sorties photo.
    Je ne lui ferais qu’un reproche, les indication texte sur le pourtour de l’objectif s’effacent; je ne vois pratiquement plus les indications AF-MF et VC/ ON-OFF.

  3. Eole

    Bonjour
    J’ai testé ce zoom sur un Canon 70D durant un voyage: polyvalence et légèreté sont bien au rendez-vous.
    Par contre la netteté et le piqué laissent vraiment à désirer : j’ai un meilleur rendu sur un petit Samsung à 400€.
    On ne peut pas tout avoir sans payer cher ? C’est pour moi la qualité de l’image qui devrait primer et je suis déçu de cet achat.

  4. Bonjour,
    Le blog est sympa… mais ce qui l’est moins c’est de n’avoir à se mettre sous la dent qye des photos de taille très réduite après un post-traitement via Lightroom, ce qui gomme bien sûr tous les éventuels défauts.
    Il est dommage de ne pas avoir accès à des fichiers Raw. (ou au moins des « crops ») avec « aussi » des photos faites dans des conditions difficiles (par exemple 300mm-f6.3-1/200°à main levée-3200 ISO) qui permettraient de mieux juger des qualités de l’objectif
    (des photos en studio 100 ISO, à toutes les ouvertures, on en trouve facilement sur les sites spécialisés, mais des vraies photos de terrain, c’est rare…)

    Cordialement.

    • Bonjour Michel,
      Les photo sont en effet passées par lightroom pour archivage et jpeg, mais sans modifications, c’est uniquement le passage du RAW en jpeg.
      L’objectif de ce test est de partager mon avis sur une utilisation au quotidien, pour un utilisateur landa, sur l’ergonomie de l’objectif avec un avis subjectif de la qualité optique puisque je n’ai pas de banc d’essais, ni de procédures standardisée.

      Ce test est donc un test terrain, donc pour une analyse plus fine des photos je vous invite à aller du coté des sites spécialisés.

      Le fait de monter en ISO ne donnera aucune information sur la qualité optique de l’objectif, c’est liée directement aux boitier associé

  5. Welter

    Bonjour! Peut on l adapter sur Nikon d5200?

  6. Edith Pesquet

    Avec un vieux canoneos400D un sigma 200 je voudrai changer l objectif.j hésite Tamron 16×300 ou 18×400..
    Ma pratique je voudrais plus de détail de près et de plus grande image de fond paysage plus détaillée..prise de vue fleurs et animaux oiseaux par exemple au loin.
    Je sais mon boîtier pourrait être aussi changer pour plus performant mais c est un choix budget …boîtier pour noël prochain je pense au maximum…
    Merci des conseils

    • cuinet pierre

      Bonjour, je vous conseil le 16-300 . j’ai vendu le miens pour le 18-400 et problème de mise au pont autofocus ( non débrayage …) Donc retour pour garantie? . Objectif plus long, la différence de 300 à 400 est insignifiante.

  7. Michel

    Désolé d’avoir mis aussi longtemps à répondre 🙁
    Même s’il n’y a pas de correction volontaire avec Lightroom, le logiciel en fait une par défaut pour l’enregistrement en JPEG (passage de 16 à 8 bits ET compression).
    Ceci dit, j’admets qu’on juge aussi le capteur.
    J’utilise donc régulièrement cet objectif en voyage (couplé à un EOS 7D M II, et j’en suis très content, de sa polyvalence.
    Il est léger sans être « cheap », discret malgré un zoom x19 assez inhabituel avec un reflex, et facile à prendre en main (mécanisme fluide)
    La mise au point est rapide, silencieuse, et jamais prise en défaut (avec le 7D M II) et la stabilisation est correcte (surtout si on avait l’habitude par le passé de faire sans)
    Pour la qualité de l’image, il est « bon à toutes les focales » pour un usage courant, mais il vaut toujours mieux ne pas l’utiliser à pleine ouverture (c’est d’ailleurs vrai pour la grosse majorité des objectifs, surtout pour les zooms dans les focales extrêmes)
    J’ai cependant constaté des aberrations chromatiques assez importantes (franges vertes et violettes) à 300mm, mais la correction logicielle des fichiers RAW (CR2) est automatique avec Camera Raw (donc aussi avec Lightroom), rien de rédhibitoire donc…
    Voilà donc pour mes « expériences de terrain »

    • Merci Michel pour ton retour d’expérience, et je partage la majorité de tes remarques.

      • Michel M

        Je viens de relire mon post… je n’avais pas vu le « par avec Lightroom » 🙁 j’avais du ajouter « acec » en oubliant de supprimer « par » … déslolé !!!

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