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Test du logiciel PhotoDirector 8

PhotoDirector 8 est édité par Cyberlink, société spécialisée dans le traitement d’images et de vidéos. Il existe 3 versions différentes de PhotoDirector 8, de la plus simple (Deluxe), l’intermédiaire (Ultra) à la plus complète (PhotoDirector suite : Ultra+ logiciel de colorimétrie ColorDirector 5), pour le grand public à la plus complète. C’est la version Ultra qui m’a été donné de tester sur PC (une version MAC existe aussi).

Vous pourrez gérez, retoucher et éditer vos photos puis les exporter sur vos plateformes ou réseaux sociaux préférés (Facebook® et Flickr®). Il est également possible de créer des collections pour trier et surtout retrouver ses photos rapidement.

La grande nouveauté de cette version est de pouvoir extraire des photos de grande qualité d’une vidéo via le menu déroulant « fichier ». Vous aurez la possibilité d’extraire une photo de groupe « parfaite » à partir de 5 photos extraites, faire un panorama ou composer une image à exposition multiple. Bien entendu, de nombreux formats sont acceptés et notamment les formats RAW propriétaires des constructeurs (mon boitier Nikon D610 est pris en compte, à voir avec les tout derniers boîtiers).

Mise en place du logiciel

L’installation est très facile et extrêmement conviviale. Il s’agit d’une installation classique et rapide, pas de logiciel tiers installé à ma connaissance. Les icônes sont facilement identifiables avec un joli diaphragme pour PhotoDirector 8. L’interface ressemble à celles de lightroom et photoshop réunis selon le module utilisé (modifier ou retoucher) pour un prix d’achat plus que dérisoire. Pour peu qu’on ait fait un peu de retouche l’utilisation du logiciel est très aisée et pour ceux qui débutent, ne vous inquiétez pas on peut être guidé pas à pas.

En cliquant sur la photo suivante, vous trouverez des tutoriels pour utiliser au mieux ce logiciel très complet:

Compréhension et utilisation du logiciel

Dès l’ouverture de PhotoDirector 8, on ne peut être que sous le charme du petit bandeau de chargement et de l’interface noire et sobre, épuré, largement inspiré de Lightroom® pour la disposition des fenêtres. La première impression est excellente, les menus et icônes sont peu nombreux, facilement identifiables, on trouve facilement les outils dont on a besoin. On voit immédiatement que l’interface a été travaillée pour ne pas dérouter le grand public, pour les autres, aucun problème.

PhotoDirector 8 se découpe en 6 menus :

« Bibliothèque » 

Cette section permet de naviguer dans ses albums, de classer et trier ses photos. Il est donc possible de créer des collections dynamiques en regroupant des photos par critères et en affectant des mots clés pour les retrouver plus facilement. A noter que comme dans Lightroom 6 la reconnaissance des visages est incluse et permet ainsi de grouper les photos selon les personnes présentes sur les photos.

Les fonctions d’editing sont également présentes et permettent d’établir rapidement des sélections, il est ainsi possible d’attribuer une note à chaque photo, une couleur, et un drapeau (retenue / rejetée).

Ce module se divise en 2 sous-modules, « Projet » où nous retrouvons facilement nos photos de différentes manières que cela soit par les collections dynamiques, les disques/répertoires, les albums mais également par les balises ou les visages. Ce dernier est particulièrement intéressant dans le cas où il y a plusieurs personnes sur les photos et si comme moi vous ne balisez pas toutes les personnes présentes sur les photos, ce module vous rendra un grand service et vous fera gagner du temps pour rechercher une personne en particulier.

Sous le deuxième sous-module « Métadonnées », vous trouvez les Exif, IPTC et balises. Le petit bandeau en haut où sont regroupées les informations sur la prise de vue (boitier, iso, focal, ouverture, vitesse, exposition, balance des blancs) mais aussi la note de la photo illustrée par des étoiles et les drapeaux est très appréciable. Je le trouve extrêmement pratique pour trier ses photos rapidement, en effet après importation je visionne mes Raw en marquant comme rejeté un cliché moyen, il est facile de faire cela en appuyant sur « X », à la fin dans le menu fichier vous sélectionnez « supprimer les photos rejetées » et c’est tout. Simple, pratique et rapide.

« Réglage » (module de développement des fichiers RAW)

Cliquer sur l’image

De la même façon 2 sous-menus, « Manuel » qui vous le devinez vous laisse totalement libre de développer votre photo selon vos envies, les habitués aux logiciels Adobe® ne seront perdus, on trouve les même catégories et la plupart des outils. Les catégories sont fournies et les curseurs se déplacent de différentes façons comme sous Lightroom® (clic, souris, double-clic, valeur numérique).

On trouve également un onglet de réglage régional où il est possible de travailler sur une zone (masque) de la photo sans affecter le reste du cliché.

Le sous-menu « prédéfinis », lui propose des préréglages prédéfinis, il y en a beaucoup par défaut mais vous pouvez créer les vôtres ou en télécharger depuis DirectorZone où vous trouverez ceux d’autres utilisateurs. Vous avez le moyen d’exporter les vôtres également.

« Modifier »

C’est ici que vous allez pouvoir corriger vos photos. Cette section se divise en plusieurs sous-sections :

Embelliseur de personne : Vous pourrez supprimer les imperfections de la peau, changer des parties du visage (yeux, bouche,..) sur un portrait par exemple ou encore changer la silhouette d’une personne. Cela peut paraître gadget mais avec des réglages subtils cela ravira tout le monde

Effets photo : Vous allez pouvoir ajouter à votre photos des effets couleurs du plus bel effet, des effets de flous soit circulaire soit linéaire ou encore ponctuel à l’aide d’un pinceau.

Suppression d’objets : Vous aurez le choix entre une suppression dynamique (remplacement d’une zone de la photo par une autre) ou une suppression intelligente (vous sélectionnez la zone à éliminer et le logiciel fera le reste) particulièrement efficace.

Extraire ou composer : vous pouvez extraire une partie de la photo (une personne ou un objet) afin de l’extraire de l’arrière-plan afin de la mettre sur un autre avec l’outil « compositeur de photo ».

Fusionner les photos : vous pourrez créer une image HDR à partir de plusieurs clichés (jusqu’à 5 de vos images) d’un même sujet avec des expositions différentes, créer un panorama, échanger les visages afin de prendre les meilleurs visages de chaque personne sur plusieurs photos d’un même groupe ou, enfin, faire des images avec des poses multiples d’une même personne.

Cadres et filigranes : utile pour protéger vos images sur internet. Là aussi, le logiciel vous propose des modèles et vous pouvez en créer un personnalisé.

« Calques »

Cette fonctionnalité, qu’on peut retrouver chez les plus « grands », est très complète et vous permettra entre autres de faire des images en « double exposition ». L’ajout d’un nouveau calque peut se faire en « glisser-déposer » et cela m’a particulièrement séduit. Je déplore en revanche le fait que dans l’outil « gomme » un réglage du contour progressif ne soit pas présent. Il faudra passer par l’outil « sélection » pour retrouver ce réglage.

« Diaporama » :

On va pouvoir créer une animation avec plusieurs photographies avec la possibilité d’y ajouter la musique de notre choix et régler l’effet de transition entre elle.

« Imprimer » :

La possibilité nous est donnée de faire des planches contact de nos photographies (jusqu’à 225 photos sur une page A4). Cette section demeure classique par ailleurs. Vous pourrez exporter le résultat en jpeg ou TIFF ou le partager via les différentes plateformes sociales (Facebook®, Flickr®), par courrier électronique ou sur le cloud de Cyberlink®.

Etude de cas

1er cas :

La photo avant et après la retouche. A gauche de l’écran vous pouvez apercevoir l’historique des modifications. Si dans le cadre de votre retouche, vous n’êtes pas satisfait(e) d’une étape ou tout simplement vous souhaitez revenir afin de créer une autre version, il vous suffira de cliquer pour y se faire.

J’ai importé l’image en format RAW. Puis j’ai commencé par appliqué un masque de dégradé pour modifier le ciel et récupérer les détails. J’ai donc régler l’exposition, puis la luminosité et enfin la clarté. Dans le module « Tons » j’ai ensuite modifié tous les réglages pour récupérer les nuages. Dans le module « TSL – Couleurs », j’ai choisi le réglage par glissement sur l’image pour régler/ Ainsi j’ai pu sélectionner une couleur et la modifier selon le résultat voulu. Tour à tour les tons bleu/jaune, Rouge/Cyan. Et enfin pour récupérer les derniers détails afin d’être plus conforme à la réalité, j’ai récupéré le vert des arbres, le jaune du soleil couchant et le bleu des nuages.

2nd cas :

Photographie avant/Après :

J’ai donc importé mon image. Mon idée de départ était de garder les couleurs. C’est pour cela que j’ai fait une conversion à l’avant-avant-dernière étape. Dans un premier temps j’ai réglé la clarté, cela m’a permis de récupérer des détails dans l’image. J’ai alors effectué des essais dans les réglages de contrastes prédéfinis pour trouver la meilleure. J’ai voulu retravailler les niveaux et me suis donc servi de l’outil canal RVB (rouge-vert-bleu). Les réglages des tons clairs ainsi que des teintes claires m’ont permis d’assombrir l’arrière-plan et ainsi mettre ainsi en évidence la fleur de pissenlit.

En zoomant sur l’image, j’ai constaté un peu de bruit numérique j’ai donc fait des essais de réglage de la luminance pour obtenir un résultat cohérent et pas trop « lisse » et surtout garder suffisamment de détails. Après j’ai voulu essayer la correction automatique de l’objectif (énormément d’optique et de boitiers sont préinstallés). Je me suis attaqué après à la composition de ma photo et donc au recadrage.

J’ai ensuite fait plusieurs essais de réglage de la balance des blancs. Il s’agit  avec l’outil pipette de prendre un échantillon de l’image que vous considérez la plus blanche afin de donner à votre image des couleurs naturelles. Le résultat au niveau des couleurs ne me satisfaisant pas, j’ai opté pour un passage en noir et blanc. Dans l’optique de récupérer des détails et mettre en évidence la fleur j’ai réglé la luminance et puis la clarté.

Ma conclusion :

Honnêtement je m’attendais à un logiciel grand public mais après le test je l’ai adopté. PhotoDirector 8 restera installé sur mon ordinateur, en complément de mon logiciel « Pro », grâce à ses outils simples et efficaces.

Que vous soyez débutants ou à la recherche du logiciel puissant mais simple d’accès alors PhotoDirector 8 est fait pour vous. C’est un excellent compromis entre les logiciels tels que Picasa®, FastStone®, … et les références d’Adobe®. Vous mettrez du temps à en faire le tour tant il comporte des outils divers et variés.

 
Points forts:

  • Couteau suisse du post-traitement
  • Prix
  • Facilité de prise en main
  • Une seule interface
  • Propose les outils des logiciels professionnels
Points faibles:

  • Une certaine lenteur comparé à son concurrent direct
  • Réglages des couleurs difficiles à différencier (c’est par essai qu’on en vient à bout)
  • Lent pour gérer plusieurs Raw
  • Trop inspiré sur le leader du marché

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a propose Yann Marchelan

Je suis Yann Marchelan et je suis un photographe basé à Nantes, je travaille sur la Loire-Atlantique et les départements environnants. Mon idée est de capter des instants particuliers, des regards et des expressions spontanées tout au long d'une journée, d'une ballade dans la rue ou dans la nature afin d'offrir des photos originales.

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