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Jouer avec les règles de composition en photographie

J’espère que vous avez suivi mon conseil de la semaine dernière où je vous annonçais que « Pour progresser, il faut commencer par lire le manuel de votre appareil photo!« . Si c’est bien le cas vous avez ouvert votre manuel, et c’est un bon début. Sinon et bien il n’est pas trop tard, mais quoi qu’il en soit c’est une étape essentielle pour connaitre les fonctions de tous ces boutons mystérieux sur votre appareil.

A partir de cette semaine et pour quelques semaines encore, nous allons aborder les règles de composition, cela vous laisse ainsi le temps de lire tranquillement votre manuel puisque pour aborder les règles de composition, il n’est pas nécessaire de connaitre les réglages de votre appareil (enfin quasiment pas!).

Jouer avec les règles de composition en photographie

En photographie, la composition de l’image est tout aussi importante que la technique photo. En effet elle vous permet de composer votre image et de l’organiser afin de transmettre au lecteur le message souhaité.

Quand nous découvrons une photo, nos yeux d’occidentaux parcourent celle-ci de la même manière qu’on lit un texte, c’est-à-dire de gauche à droite et du haut vers le bas, on parle d’un balayage en Z, notre cerveau balaye l’image de cette façon et tout cela de façon inconsciente. Mais nos yeux sont aussi attirés par des éléments particuliers, comme un visage, une ligne directrice, des couleurs.

lecture z
Le balayage en Z pour un format horizontal

La règle est évidemment valable pour une photo verticale, il faut cependant savoir que le sens de lecture en Z est plus fatigant pour l’œil au format portrait. C’est d’ailleurs pour cela que la prise en main de nos appareils photo est horizontale par défaut.

Balayage Z
Le balayage en Z pour un format vertical

Il faut donc se servir de notre mode de lecture naturel pour attirer le regard vers des éléments importants de la photo qui est le sujet principal. Mais pour cela il faut évidemment connaitre certaines règles ou principes qui, si ils sont suivis, permettent d’obtenir des images réussies, harmonieuses, où votre lecteur va donc capter rapidement votre sujet. Pour ces règles, on parle de format paysage ou portrait, de règle des tiers, de lignes directrices, de mouvements, de regards et de point de vue, de couleurs complémentaires. 

Si tout cela vous semble du charabia, alors je ne peux que vous encourager à suivre les prochains articles  puisque je vous prépare une  série d’articles :

À l’issue de cette série, j’espère que vous aurez les clés pour réaliser des images à la fois plus fortes, plus dynamiques, plus percutantes, plus créatives. Evidemment si vous ne voulez pas rater ces articles, suivez BonPlanPhoto sur Facebook et Google+, vous pouvez également nous suivre sur Twitter et vous abonner à la Newsletter:

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a propose Gregory LAROCHE

J'ai créé bonplanphoto.fr en 2010 pour partager avec vous mes découvertes et petits trucs photographiques. N'hésitez pas à me contacter pour toutes propositions de projets ou partenariats.

15 Commentaires

  1. Je ne sais pas pour vous, mais ça me fait toujours bizarre quand on parle de « règles » en photographie. Car il s’agit d’une discipline artistique (sauf si vous en faites votre métier, auquel cas il faudra en effet respecter des normes pour satisfaire vos clients). Le principe de l’art étant de s’exprimer, je vois mal comment on peut le faire en étant « borné » par un attirail de règles.
    Il serait sans doute bon de préciser que lesdites règles, ne sont au final que des pistes de composition, qu’il n’est ni obligatoire de respecter, ni indispensable de connaître de fond en comble.

    En témoignent les fameux Seascapes de Sugimoto : https://www.google.fr/search?tbm=isch&q=hiroshi+sugimoto+seascapes&tbs=imgo:1&gws_rd=cr&ei=gqygVo62L4KBarSJtIAN

    Bonne journée !

    • Bonjour,
      Vous n’êtes pas le premier à le signaler et en effet le terme « règles » est peut être exagéré, on devrait peut être parler « d’outils ». Outils que l’on doit connaitre et que l’on a à disposition. A chacun ensuite de les utiliser, ou, pas pour mettre en valeur son sujet.

      Comme vous le dites bien, ces « outils » ne sont au final que des pistes de composition.

      Cordialement

      Gregory

      • Bonjour,

        Je valide ! Le terme d’outils est parfait.

        Bonne journée,

        • Tous les arts (musique, littérature, danse, archi etc…) obéissent à des règles!
          Cela dit la lomographie est un domaine de la photographie qui consiste à sortir le plus possible des règles. Cela rends la lecture de l’image parfois difficile et il est très difficile de devenir un artiste reconnu si on a pas commencé par les règles habituelles.
          Je crois qu’il est difficile de se faire comprendre en littérature ou en poésie si on applique pas un minimum de règles de la poésie ou de grammaire.
          Mais bon, notre siècle est aussi celui du grand « n’importe quoi », dans lequel de plus en plus de gens se perdent et sont incapables de communiquer, alors dommage que l’art ne soit pas là pour l’améliorer, la soutenir…

          • Bonjour Martin !

            Non, tous les arts « n’obéissent » pas à des règles. Loin de là, il s’agit plus d’un socle de connaissance et de pratiques propre à chaque discipline que chaque artiste est libre de s’approprier ou non. Si nous devions obéir à ces « règles », la production de chaque discipline serait éternellement la même, et on écouterait encore du classique en musique.
            Être un artiste c’est s’exprimer par un médium, hors tu ne peux t’exprimer si tu es encadré par un carcan de « règles » à appliquer. Imagines la poésie limitée aux sonnets.

            La lomographie, ou n’importe quelle autre technique photographique, n’est difficile à lire que si tu la regardes sous le prisme de ces « règles », dont tu recherches la présence pour analyser et t’approprier ces images. Mais si tu considères celles-ci comme une expression de la personnalité de chaque artiste, le « problème » ne se pose plus.

            « il est très difficile de devenir un artiste reconnu si on a pas commencé par les règles habituelles. » C’est clairement faux. La plupart des artistes reconnu ne le sont pas parce qu’ils ont respecté des codes à leur début, mais parce qu’ils ont ouvert une voie nouvelle qui a marqué l’histoire de la discipline. Les exemples sont nombreux : Stephen Shore, Cindy Sherman, Eggleston, Sugimoto, Brassai, etc. La personnalité de l’artiste fait sont originalité et l’intérêt de son œuvre, pas sa capacité à respecter la règle des tiers dans ses premiers travaux.

            Notre siècle n’est pas plus celui du « grand n’importe quoi » que les précédents. Quand on creuse un peu, cette vision passéiste du « c’était mieux avant » ne tient pas. Chaque siècle a vu des artistes sortir des carcans, innover, pour que leurs travaux soient reconnus par la suite. De Léonard de Vinci à la photographie contemporaine actuelle, la liste est longue !

            Bien à toi,

  2. Howen

    Certes Thomas… chacun a son libre arbitre d’utiliser ou non ces… »outils » ou « règles »…
    Personne n’est obligé à quoi que ce soit.
    Mais il est évident aussi qu’il est intéressant de savoir conduire une voiture en suivant le code de la route qui prévoit que l’on « conduit à droite » (chez nous) avant d’éventuellement devenir un champion de formule 1.
    Il faut se dire aussi que ces conseils sont destinés à un grand public, me semble t il.
    Et forcément, dans ce cas, à des personnes qui débutent en photo et qui seront certainement heureuses de les connaître.
    Bien cordialement,
    Howen

    • En effet Howen
      Ce sont des conseil destinés aux débutants, mais la notion de règles est peut être un peu forte, comme dit avec Thomas, on devrait peut être parler d’outils ….

    • Salut Howen,

      Je n’adhère pas à la métaphore de la voiture, pour 2 raisons. Déjà parce que le code de la route vise à sauver des vie (en partageant tous les même règles), il n’est pas question d’art ou d’expression, mais seulement d’aller de A à B sans tuer quelqu’un. Et tu parles d’une évolution linéaire : de conducteur à pilote, cela ne correspond pas à la photographie : c’est plus un arbre dont les voies sont tant multiples que personnelles, la cible est différente pour chacun.

      L’article se destine au grand public, et les débutants seront heureux de les connaître, c’est vrai. Je ne dis pas : « il n’y a pas de règles en art, n’en présentez pas! » mais « il n’y a que des outils et rien de règlementaire, c’est comme ça qu’il faudrait les présenter ».

      A force de présenter les choses comme des règles (je parle en général, pas pour cet article) on pousse les lecteurs à les incorporer et à les répéter, ce qui a mon sens tue la créativité – si la personne n’est pas capable de prendre un peu de recul. Mais ça n’est que mon humble avis.

      Bien à toi,

      • Howen

        Bonjour Thomas,
        Il me semble que nous soyons bien d’accord sur le fond.
        Il est préférable de connaître les bases.
        La forme n’étant qu’une question de sémantique.
        Et nous n’avons rien inventé non plus.
        Leonard de Vinci appliquait déjà la « règle » d’or dans sa peinture… (sorry pour le terme 😉
        J’ai 70 ans et mon premier réflex date de… ’64 !?!!?
        Mais quel bonheur pour ceux qui débute aujourd’hui en photo (entre autres) de trouver aussi aisément autant de conseils. (Qu’est ce que j’ai pu ramer, moi, à mon époque…)
        Moi, je trouve ça génial.
        Ensuite, c’est évident que chaque personnalité doit s’exprimer en s’exonérant de cette base et peu importe le nom qu’on lui attribuera finalement…
        Très cordialement,
        Howen

        • Je suis d’accord ! On n’a clairement rien inventé en matière de composition. Sauf ce qui est propre à l’optique, comme la profondeur de champ, qui avait peu sa place en peinture.
          Pour le partage de la connaissance c’est vrai, avant de faire de la photo j’ai fais beaucoup de musique, et on peut apprendre énormément.
          Je lisais un livre sur Eggleston il y a peu (From black and white to color) il y raconte qu’au début de sa carrière il a du aller à NY depuis Memphis rencontrer Swarovski (le responsable du MOMA) pour discuter un peu photographie. A son époque il n’y avait rien, ni revue, ni professionnels.

          Que de chemin parcouru !

          • Howen

            C’est exact : la pdc est quand même une notion relativement récente.
            Aujourd’hui, ce qui est recherché… ou la tendance… c’est le bokeh… !
            Dans les années ’60, c’était la netteté sur toute la profondeur de l’image… et le « grain » aussi…
            La technique qui évolue sans cesse et de + en + vite amène son lot de recherche en terme de résultats et de… modes.
            Je ne connaissais pas Eggleston . Avant de te répondre, je suis allé voir sur le net (merci le numérique) et vu qu’il avait (entre autre) introduit la couleur dans la photographie à un « certain » niveau, alors que c’était l’époque du N/B.
            Et aujourd’hui,beaucoup de logiciel en PT semblent vouloir se spécialiser en traitant les pdv couleurs en N/B… comme quoi…
            Mais ce qui est formidable aujourd’hui, c’est la multitude de moyens que nous avons à notre disposition. Ayant connu d’autres temps, je trouve ça absolument fabuleux… Et qui plus est, totalement accessible à tout le monde.
            Je te souhaite une bonne continuation.
            Howen

          • Je suis d’accord ! Pour l’anecdote, Eggleston avait fait scandale. Ses sujets étaient tirés de la banalité du quotidien, mais il tirait ses photos avec la technique du Dye transfer, qui dans les années 60 coutait 1000$ pour la première image. ça en avait choqué beaucoup ! (Imaginez, graver sur un vinyl en or la musique de la pub des Kiri…). Un sacré personnage à étudier.

  3. Merci pour vos échanges très intéressants et pour ce petit moment de culture fort agréable 😉

  4. Ces notions sont totalement inconnues et je n’ai pas terminé de lire le manuel de mon appareil photo… Quel mauvais élève je fais… Bien que je ne les connaisse pas, je vais tout de suite me diriger sur l’article de chacun de ces concepts pour les comprendre.
    Je prépare un voyage à l’étranger et j’aimerais apprendre à faire de belle photos pour créer un livre photo de souvenirs!
    Merci pour ces explications.

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