Avis sur les livres « Photo school » de Michael freeman

Ce n’est pas un mais quatre ouvrages que je vous propose de découvrir . En effet les éditions Pearson ont édité une collection « Photo School » de 4 nouveaux ouvrages écrits par Michael Freeman:[checklist]

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Ces ouvrages sont structurés à la manière des cours de Michael Freeman. Ils abordent les fondamentaux de la photographie par le biais de leçons détaillées, pour ensuite traiter des domaines plus spécifiques. Ils ne visent pas qu’à enseigner et instruire, mais aussi à motiver et inspirer.

Collection Michael Freeman Photo School
Collection Michael Freeman Photo School

Avis sur les livres « Photo school » de Michael freeman

Pour commencer à parler de ces quatre livres de la série de Photo School de Michael Freeman, je vais aborder ce qui joint la série entre elle, c’est-à-dire le côté « cours ». Car ces livres nous inscrivent à l’académie Freeman.

Michael Freeman est un photographe professionnel qui a déjà écrit de nombreux livres traitant de la photographie. Il donne également des cours de photo et il nous invite ici à rejoindre son l’école ! Nous voilà embarqué avec nos camarades pour le diplôme du parfait photographe. Chaque livre aborde une matière distincte du monde de la photographie : le Portrait, le Paysage, la photo de Rue et le Noir et Blanc. Le début du livre, c’est le début d’année, les bases. Plus on tourne les pages, plus on avance vers le diplôme en creusant le sujet de plus en plus précisément, en détaillant, en se perfectionnant.

Et quand je disais « nous et nos petits camarades », je ne rigolais pas ! Les premières pages de chaque livre nous présentes les étudiants qui vont nous accompagner lors de notre apprentissage du sujet. Selon les livres, ils seront 4 ou 6 avec nous. Au fil des pages, ils montreront des exemples des exercices et Michael les analysera comme on pourrait le faire dans un vrai cours de photo.

C’est une des forces de la série, le côté apprentissage se fait progressivement et on a l’impression d’être en groupe même si on est seul devant le livre. C’est vrai que les autres élèves ont l’air parfois plus en avance sur nous, mais c’est un talent qui a tendance à nous poussent vers le haut. Cela nous donne l’envie de réaliser les mêmes photos qu’eux !

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Nos amis étudiants

Suivez les cours !

Chaque livre est une succession de cours théorique et d’exercice pratique appelé Challenge. Ils se découpent chacun en cinq parties : la première, c’est la base, les fondamentaux du sujet. Les trois suivantes, c’est la décortication du sujet, on aborde là tout ce qui fait et comment faire une bonne photo. La cinquième, c’est que l’on pourrait appeler la technique avancé, Le petit plus qui fait que l’on maîtrise le sujet à fond.

Les cours théoriques abordent les sujets de manière claire et concise. La mise en page est aérée, la typographie utilisée est de bonne taille, ce n’est ni trop gros écrit ni trop petit, on lit bien sans s’abîmer les yeux. Tous les cours, comprendre par-là, les thèmes, font une double page, ni plus, ni moins. C’est pratique. On ne perd pas son sujet en changeant de pages et les cours sont découpées de tels manière que les explications et les exercices se succèdent avec un bon rythme. Les pages de cours, tout comme les Challenges sont agrémentés de très belles photos d’exemples !

Les pages de cours, ici une tirée du livre Le Portrait
Les pages de cours, ici une tirée du livre Le Portrait

Dans cette série, vous êtes vraiment acteur. L’auteur ne veut pas se contenter d’expliquer. Ce n’est pas une série qui veut pousser le sujet de la manière la plus précise et absolue possible. Non, on attend vraiment que le lecteur participe au challenge, assimile les principes expliqué dans les pages de cours en les mettant en pratique lors des challenges. Ici, la théorie du « c’est en forgeant que l’on devient forgeron » sert de fil conducteur.

Et qu’elle est le meilleur moyen d’apprendre la photo que de faire de la photo ? Chaque challenge possède sa check-list de points à respecter et d’aide. Il est suivi d’une page d’analyse où sont présentées les photos de 2 ou 3 de nos amis étudiants. Les étudiants nous explique leur choix de sujet, cadrage, traitement et Mickaël les critiques. Il faut bien avouer, il y a rarement de critiques négatives. Nous avons avec nous, comme dit plus haut de très bons étudiants ! Ceci dit, il y a quand même de la critique constructive. Mickael ne se contente pas d’aimer, mais apporte les points forts et explique le « pourquoi du comment ça se fait » qu’il aime ou non la photo. Même si ce n’est pas nos photos qui sont critiqués ainsi, cela apporte une vrai aide pour regarder notre photo de manière plus analytique.

Vous pouvez bien sûr lire le livre d’une traite sans faire les challenges, mais c’est vraiment intéressant de les réaliser afin de pouvoir comparer nos photos avec celles proposées et de progresser. Quand on commence la photo, on photographie sans trop de but. Ici chaque challenge vous donne une finalité, vous demande d’explorer un point précis et cela vous aide vraiment à comprendre. Et il faut avouer c’est très sympa de sortir photographier en ayant un thème précis et idée en tête de ce que l’on veut réaliser !

Et si Mikael ne peut pas vous analyser vos photos, vous aurez quand même la possibilité de les montrer. Un site internet a été créé spécialement pour la série sur lequel vous pourrez poster vos meilleurs clichés : mfphotoschool.com

mfphotoschool.com
mfphotoschool.com

Pour être honnête, je ne trouve pas le site très optimisé pour le partage de photo et quand je suis allé voir pour poster une photo, je me suis rendue compte que le site s’en était rendu compte également et vous propose maintenant de poster vos photos sur un groupe Flickr.

Le groupe Flickr
Le groupe Flickr

C’est plus facile pour partager et cela présente mieux les photos, pour peu qu’on soit inscrit au site ou que l’on veuille s’y inscrire. Mais voyons maintenant ce que contiennent exactement les quatre livres ! Commençons les cours !

Michael Freeman’s Photo School: Le Portrait

Il n’y a pas de premier ou dernier livre dans la série, on peut lire les quatre ou un seul et ce dans n’importe quel ordre. Cela n’a bien sûr (et heureusement !) aucune d’importance. Toutefois, il fallait bien commencer par un livre et j’ai suivi les couleurs du logo de la série qui stylise le dos de chaque livre 😉 Et puis c’est le sujet que je connais le moins.

Le livre, comme décrit précédemment, se compose de 5 parties :

1. Pose et cadrage

2. Lumière naturelle

3. L’éclairage photo

4. La mise en scène

5. Post-traitement et retouche

Le Portrait
Le Portrait

Pose et Cadrage :

Cette partie nous détaille tous la prise de vue quand on fait du portrait. Savoir comment diriger le modèle. Comment placer son appareil photo, comment cadrer. Les challenges sont aussi variée que « Choisir le ton de la prise de vue » ou encore « un portrait assis classique ».

En lisant cette partie, on arrive à savoir ce que l’on veut comme portrait, comme cadre et comme compo. Après les règles de composition de bases, on passe aux compositions propres aux portraits. Au fil des pages, on découvre les portraits assis, en trois-quarts, de profil. A la fin du chapitre, on arrive maintenant à savoir les styles de portrait qu’il est possible d’avoir. Et c’est déjà une bonne chose ! Passons la deuxième !

Portraits en trois quarts assis - Le Portrait
Portraits en trois quarts assis – Le Portrait

Lumière naturelle

Nous apprenons ici le dur exercice du portrait en lumière naturelle. L’auteur nous apprend les subtilités des portraits éclairés par la lumière d’une fenêtre ou celles d’un portrait en lumière de jour avec l’apport de réflecteur pour améliorer les ombres. Les challenges suivent ici les leçons à la lettre presque chaque notion à le sien, comme par exemple : Lumière douce et dorée ou encore portrait en intérieur.

Cette partie permet de bien comprendre la lumière et c’est essentiel car la suivante, qui est comme il se doit un peu plus ardu, aborde l’éclairage de studio.

L’éclairage photo

Ce chapitre aborde l’éclaire studio, c’est-à-dire le flash et autres boites à lumière et parapluie. Il est expliqué ici à quoi sert les différents types et accessoires d’éclairage. Comment combiner les éclairages et les intensités. C’est un peu dur ici de réaliser les challenges sans matériel de studio adéquat mais si on aime les portraits et que ce sujet est en passe de devenir votre style de photo privilégié, il est certes tout à fait possible d’avoir déjà acqui ou d’acquérir le matériel pour l’occasion.

Sans réaliser par les challenges, comme ici faute d’avoir le matériel nécessaire, on se rend compte que l’on manque de matière pour tout comprendre car le livre est vraiment construit pour que l’on s’exerce et comprenne « en faisant ». Le thème de l’éclairage photo que je ne connaissais pas plus que ça est une bonne base de départ même si je reste sur ma faim. Ceci dit, c’est un livre sur le portrait et les techniques d’éclairage sont un sujet si vaste qu’il existe des livres entiers concernant le sujet (il existe même un livre dans cette série qui traite particulièrement). Les challenges sont ici qu’au nombre de 2 mais sujet à multiple variantes : «Parapluie ou boite à lumière » et « varier l’intensité ».

Maintenant que nous savons cadrer et éclairer notre sujet, il convient de connaître ce qui fait qu’un portrait est plus qu’une photo de personne. Abordons la mise en scène !

La mise en scène

La mise en scène permet de donner âme à son portrait. C’est du moins ce que nous apprends Michael Freeman au fil de ce chapitre où l’on parle d’arrière-plan, d’environnement et de photos de groupe. C’est un chapitre très intéressant qui permet vraiment de clore le sujet du portrait. Ici on sait selon la finalité de notre photo quelle scène peut habiller notre portrait. Les challenges montrent bien comme c’est important et vaste : « restituer l’esprit du lieu » ou «  un portrait sans limite » en sont un bon exemple.

Le portrait ne présente plus de secret maintenant mais il reste encore un point à aborder, celui qui fait que la photo aura un rendu plus professionnel et fera surtout peut-être plus plaisir aux personnes que nous photographions : le post-traitement et la retouche !

Le post-traitement et retouche

Le post-traitement pour la photo de portrait est aussi important que dans n’importe quels autres genres de photographie. L’auteur nous montre comment le traitement peut influencer un portrait et quelle puissance a le format RAW pour se faire. La retouche quant à elle est bien celle que l’on attend quand on pense à « retouche photo de portrait ». On aborde ici le lissage de la peau, le blanchiment des yeux, etc. Les techniques sont ici citéed et expliquées mais de manière très succincte. Il n’y a pas de logiciel de retouche obligé même si on reconnait le logiciel de traitement d’image d’Adobe Photoshop lors des réglages. Mais sans images pour se guider, il vaut mieux connaître son logiciel de retouche ou trouver des tutoriels à part si on a des lacunes sur le sujet, sinon les challenges seront assez difficiles à réaliser. Et ça serait dommage car ils sont très sympathiques à faire eux- aussi. « Ajustement des tons de la peau » et « finition parfaite » qui sont les deux challenges proposés permettent bien de comprendre à quoi servent les retouches.

Le livre finit par un glossaire et une bibliographie comme tout bon livre. Le portrait, c’est terminé avec succès.

Michael Freeman’s Photo School: La Photo de rue

Une discipline à part entière de la photo qui a connue ses heures de gloire au temps de l’argentique et qui reprends du galon. Une partie de la photo qui me tente très bien. Et qui me plait plus, je dois bien l’admettre que le portrait tel que l’on a vue dans le livre précédent.

Ce livre comprend les chapitres suivants :

1. Les techniques photo

2. Les situations

3. Les moments de relâchement

4. L’éclairage faible

5. Exercices de style

La Photo de rue
La Photo de rue

Les techniques photo

Le premier chapitre nous dit ce qu’est la photo de rue et comme en faire, notamment question sujet, matériel et comportement du photographe. Tous les sujets me semblent abordés et les challenges sont ici très variés allant de « à travers la rue (téléobjectif moyen) » au « contact visuel ». C’est une partie très intéressante avec des challenges qui occupent vraiment et permette de vraiment de faire le tour de la photo de rue, on pourrait presque s’arrêter là mais non ! Elle permet surtout de se lancer dans le chapitre suivant : les situations !

Les situations

« Car Photographie de rue de devrait pas limiter cette pratique aux seules rues, avenues, esplanade et places » nous dit Mickael Freeman. Et c’est vrai ! Ce chapitre permet de nous montrer les nombreux lieux où exercer son œil de photographe de rue. Il nous détaille chaque type, foire, marché, foule, comment les photographier, quel style appliqué. C’est très instructif comme à chaque fois. Les challenges tels que « Montrer la fête » et « la circulation » permette de se rendre compte qu’ici est le chapitre de tout ce qui bouge, qui va vite. Pleins de rythme et de mouvement. Pour tout ce qui est lent, voir poétique, l’autre facette de la photo de rue en quelque sorte, c’est le chapitre suivant !

Les moments de relâchement

Le titre est peut-être un peu dur à raccrocher au sujet de cette partie. Ici, on apprend à faire des portraits volé, des portrait sur le vif, à anticiper les sujets afin d’avoir le bon cliché. De raconter une histoire. C’est un peu la philosophie de la photo de rue qui est expliquée ici en plus de la technique. Les challenges sont variés de celui de « Photographier une conversation » à « balader vous pendant deux heures ». Nous savons maintenant comment photographier, où, quel message on peut ou veut faire passer, il reste un point à aborder qui a son importance tant elle change la donne en matière de réglages : la photo de nuit !

Exemple de Challenge pour La Photo de rue
Exemple de Challenge pour La Photo de rue

L’éclairage faible

Oui, en fait, le chapitre s’appelle éclairage faible car il n’aborde pas que la photo de nuit même si celle-ci en est une grosse partie. Mickael Freeman nous parle aussi des concerts, les gares ou encore les bars et autres restaurants qui peuvent faire de très bons sujets de photographie de rue. Et c’est vrai que dans ces lieux-là, la lumière fait un peu défaut et on nous explique comment jouer avec ce handicap et en faire parfois un atout. Toutes les explications sont de bon aloi car inhérente à toutes photos de nuit mais la couche photographie de rue apporte quelque subtilités bien trouvées comme l’intérêt de la photo floue ou de poser l’appareil à même le sol pour avoir en supplément de la stabilité nécessaire un angle de vue original. Les challenges ici sont par exemple «  Bar ou café » ou encore « les rues la nuit ».

Nous savons maintenant tout ce qu’il faut pour de bonne photographie de rue. Tout y est, sauf le petit plus. Le niveau supérieur comme dit l’auteur. Allons au dernier chapitre : Les exercices de style !

Les exercices de styles

Drôle de noms quand on y pense là aussi. Ce chapitre aurait la place dans chaque tome de la série en fait. Ici, on aborde le style, et comment trouver le nôtre. Du moins, Mickael Freeman nous expose les différents styles qui existent en photographie de rue et à nous de découvrir celui que nous voulons ou du moins celui que nous voulons donner à une photo ou une série de photo. C’est un chapitre très intéressant qui va un peu plus loin que la simple photo de rue car les styles décrit peuvent s’appliquer à de nombreux thème photo comme le paysage ou le portrait tel que recherche d’autres angles ou l’importance de la couleur. Pour les challenges, nous avons ici « Trouver un sujet dans un reflet » ou encore « montrer l’animation ».

Le dernier cours est étrange car il invite vraiment à continuer. Il reprend l’explication de photographe de rue et nous invite à poursuivre dans cette voie afin de dévoiler notre propre vision de la photographie de rue. C’est très  sympathique et à la fois étonnant car cette partie n’était pas dans le premier livre « le portrait ». On pourrait presque se dire que si le sujet de ces deux livres soit l’humain, ils ont vraiment une approche différente. Le Portrait est technique va-ton-dire et la photo de rue plus sentimentale même si c’est un peu caricaturé !

Le livre se finit également avec le glossaire et la bibliographie. Passons au troisième volume !

Michael Freeman’s Photo School: Le Noir et Blanc

Discipline à part entière, le noir et blanc n’est pas simplement une absence de couleur mais un vrai style photographique et en cela il a bien sa place dans la série. Car ce livre m’a fait comprendre à quel point photographier en noir et blanc se fait à la prise de vue et non simplement en convertissant une photo couleur en noir et blanc par dépit pour sauver ce qui peut l’être. Il nous apprend à comprendre et penser noir & blanc.

Voici les chapitres qui le composent :

1. Conversion de la couleur

2. Technique du noir et blanc

3. Pourquoi choisir le noir et blanc

4. Sujet propice au noir et blanc

5. Techniques avancées

Le Noir et Blanc
Le Noir et Blanc

Conversion de la couleur

Le noir et blanc, on peut très bien le faire à partir d’une photo couleur. Ce premier chapitre nous explique les différentes manières de convertir une photo en noir et blanc, les logiciels pour les faires, les techniques. Il montre aussi quelles visions personnelles nous pouvons faire ressortir en noir et blanc en donnant plus ou moins d’importance à une teinte par rapport à une autre. II est très intéressant de voir le nombre de noir et blanc différent que l’on peut créer sur une photo et l’ambiance différente que ça peut donner. Les challenges (en bons challenges) permettent de mettre en pratique cela avec des thèmes du genre « couleur prédominante » ou encore « une vision personnelle ».

Le deuxième chapitre va un peu plus loin. Le premier ne traitait que de la conversion, le deuxième explique les différents noir et blanc.

Technique du noir et blanc

Car des noirs et blancs, il y en a de beaucoup de sortes. A une époque où l’on ne pouvait faire que du noir et blanc, cela à donner une vision du monde et un style de photo très particulière. On nous apprend ici quelle est la force du noir et blanc. Quelles sont les subtilités du high-key et à l’inverse du low-key. Si je ne connaissais ces style de nom sans vraiment connaître, j’ai appris ici pas mal de chose ! On y aborde aussi les techniques qui habillent un noir et blanc, comme les textures ou les effets vintage. Les challenges sont ainsi « blancs et lumineux » et le si bien appelé « style vintage ».

Mais bien sûr, tout ça n’est rien si, au final, on ne sait pas quelle image convertir en noir et blanc ni pourquoi c’est un choix judicieux. Ceci c’est expliqué au chapitre suivant.

Techniques du Noir et Blanc
Techniques du Noir et Blanc

Pourquoi choisir le noir et blanc

C’est vrai ça, pourquoi choisir le noir et blanc ? Mickael Freeman nous répond que ça permet de souligner les aspects de la composition masqué auparavant par la couleur. Que ça nous affranchit un peu des règles classiques d’exposition et donne plus de liberté dans nos décisions de photo. On voit par exemple que le noir et blanc permet de sauver une photo en lumière dure, mais permet également de recentrer le sujet et de booster une photo aux lumières bizarres. Les challenges sont entre autres « contourner la couleur » ou encore « saisir les opportunités graphique ».

Je suis resté un peu mitigé à la fin de ce chapitre. Je pensais avoir une ode au noir et blanc mais jl n’y a finalement qu’une finalité pratico-pratique du noir et blanc. Certes, c’est instructif mais ça reste très terre à terre. Le coté sentimentale du noir et blanc se trouve dans le chapitre suivant !

Sujet propice au noir et blanc

Ah la voilà l’ode au noir et blanc ! Ici, on nous invite à penser noir et blanc avant de shooter car cela permet de voir les choses différents, de voir la scène en relief et en contraste et en texture. Car c’est comme ça que l’on crée les plus beaux noir et blanc, lorsque la scène est pensée dès le début. Nous voyons ici que l’on peut appliquer un noir et blanc à du paysage, à du portrait, à de l’architecture. Mais que chaque thème doit être abordé différemment et que chacun ont leurs subtilités propres. Les challenges sont nombreux, par exemple «  Le sens de la profondeur (de champs) » et « améliorer la tonalité de la peau ». C’est le chapitre que j’ai le plus aimé dans le sens où il permet de s’approprier complètement le sujet.

Enfin presque, car le chapitre suivant lui, nous parles des techniques avancées.

Techniques avancées

Je ne sais pas si c’est vraiment des techniques avancées. Je dirais que ça devrait s’appeler plutôt « aller plus loin que le noir et blanc » car nous avons déjà vu tout ce qu’il y avait à savoir sur le noir et blanc. Ici, on nous parle de corrections sélectives, de virages et de désaturation partiels. A part le premier court qui est bien de la technique avancées de développement noir et blanc, le reste ne fait que rajouter de la couleur ! Bon, je suis de mauvaise foi car je ne suis pas fan de ce style de photo. Alors c’est vrai que je partais d’un mauvais pied sur le sujet même s’il faut avouer que les choix de photos présentés sont judicieux et que les challenges, comme toujours sont très intéressant à réaliser. On nous demande par exemple une « coloration subtile » d’une photo ou encore le si bien nommé  « traitement sélectif » qui nous permet de donner plus de force à l’image.

Ici pas d’hymne à la photographie, on finit sur le dernier challenge et on passe directement au glossaire et à la bibliographie.

On passe également au dernier livre de la série !

Michael Freeman’s Photo School: Le Paysage

Le sujet que je connais le mieux pour la fin. Le paysage, une des disciplines de la photo les plus connue et peut-être la plus réalisé par tout le monde dès que l’on part en vacance. Mais une magnifique photo de paysage demande plus qu’une situation de vacance. C’est partie, attaquons la photographie de paysage !

Le livre, découpé en cinq chapitre comme toute la série, est composé comme suit :

1. Les éléments du paysage

2. Point de vue et objectif

3. Définir le sujet

4. La lumière fait tout

5. Style de couleur

Le Paysage
Le Paysage

Les éléments du paysage

On nous expose ici tous ce que l’on peut photographier en paysages. Du moins quels sont les sujets des prédilections d’un photographe de paysage. On y parle de la beauté de la montagne, des magnifiques ciels nuageux, d’eau calme ou tumultueuse et de météo brumeuse. On y aborde ce qui fait les beaux paysages, ou du moins pourquoi et comment ça peut faire en réalité des beaux paysages. Les challenges sont entre autres « photographier le ciel » et « Reflets sur eau calme ».

C’est un très bon départ pour la suite, très instructif, allons au chapitre suivant !

Point de vue et objectif

Premier plan et arrière-plan, grand-angle et téléobjectif sont les sujets de ce chapitre. On apprend les différents plans. L’écrasement de la perspective d’un téléobjectif et l’effet spectaculaire du grand angle. La composition et les multiples points de vue ne sont pas oublier bien sûr car important dans le paysage. On y aborde aussi les panoramas même si la technique ici est un peu simple. Mais pour l’utiliser souvent, ça suffit largement si on a un logiciel de combinaison performant. Sinon il faudra investir dans des tutoriels ou livres sur la technique du panorama plus pointu et abouti.

C’est un chapitre qui est très important car on connait déjà ici quoi photographier et comment le mettre en valeurs. Les challenges du chapitre : « La même scène depuis plusieurs points de vue » ou « du proche ou lointain ».

J’ai parlé de mettre un paysage en valeur mais ça sera le chapitre 4 qui approfondit ce point encore plus. Le chapitre 3, lui, de demande de réfléchir !

Définir le sujet

Mickael Freeman nous explique dans ce chapitre comment aborder un paysage, comment le rendre unique par notre vision de photographe. Il nous l’explique l’ambiance que peut avoir un paysage selon la lumière, la couleur ou encore la météo. On aborde aussi des sujets auquel on ne penserait pas, par exemple la photo écologique, là où le paysage sert de vitrine à une cause, de preuve d’une activité humaine. C’est quelque chose qui n’est pas très connue en paysage classique. J’ai bien aimé l’idée de trahir un peu les paysages bucoliques pour aller photographier les usines dans le crépuscule comme cela est demandé dans le challenge « un paysage menacé ». Nous trouvons également d’autres challenges bien entendu comme « un sujet simple et fort » qui nous montre qu’un paysage n’est pas forcément besoin de beaucoup d’éléments.

Mais que serait un superbe paysage sans superbe lumière ? Et le chapitre 4, c’est la lumière, quand je disais que ce dernier pousse plus le loin la mise en valeur !

La lumière fait tout

C’est une vérité fondamentale. Sans lumière pas de photographie. Mais la lumière, la belle lumière est peut-être un des points les plus importants en paysage. Mikael nous démontre comment un paysage peut-être différent selon l’heure de la journée. A quel point les heures matinales et tardives sont appréciées des photographes de paysages pour leurs couleurs. On y parle ainsi d’heure dorée ou d’heure crépusculaire. Mais on y aborde aussi toutes les autres lumières, celles des arc-en-ciel, celles des orages. C’est un chapitre assez complet bien qu’il ne parle pas du tout de la lumière dure. Même si ce n’est pas une lumière des plus attirantes ni des plus belles, on pourrait croire que l’on pourrait en sortir quelque chose de pas mal de temps à autres mais visiblement non ! Les challenges proposés ici vont de « une scène différentes lumière » à « heure magique (du crépuscule) ».

Photo school
Exemple d’analyse d’un challenge sur Le Paysage

La lumière d’un paysage lui donne sa couleur. Et la couleur c’est justement l’objet du chapitre 5 !

Style de couleur

Plus que le style de couleur, ici sont décrit l’ambiance que peut avoir une photo selon qu’elles possèdent des tons pastel ou vif. Comment une photo de paysage peut-être relaxante avec de la brume ou dynamisante avec un flamboyant levé de soleil. Il nous apprend aussi l’importance des couleurs dans un paysage, comment cela apporte force et caractère. Et même temps plusieurs cours viennent en ligne direct du livre de la série « le noir et blanc » car on nous explique (ou rappelle si on possède les deux livres) comment le noir et blanc peut sublimer des formes et des textures. On nous montre la conversion en noir et blanc et comment il peut changer la vision de l’image. Un petit condensé très rapide du tome sur le noir et blanc en somme. En cela, nous trouvons par exemple le challenge « un paysage doux » ou encore « plusieurs interprétation en noir et blanc »

Humoristiquement, le chapitre sur le style de couleur se finit donc sur le noir et blanc. Un glossaire et une bibliographie plus tard, nous terminons aussi le livre. Et pour tout dire la série.

Ma conclusion

La série Photoschool de Mickael Freeman édité par Pearson est vraiment une série à part. Ces livres sont primordialement des livres inspirants. Ils sont très facile à lire, peu bavard mais où chaque ligne à son importance. On nous prodigue conseils et méthode, on nous donne des pistes d’exploration photographique mais c’est à nous de les emprunter. On nous laisse le soin de les mettre en pratique afin d’aller rechercher la compréhension extrême et découvrir le bienfondé desdits conseils. La succession cours/challenge est vraiment une très bonne idée car c’est en photographiant que l’on apprend à photographier.

Ce ne sont pas des livres sur la technique, on aborde très peu la technique photographique de base. Ici, on part du principe que c’est acquis grossièrement. Que l’on sait ce qu’est une focale, une ouverture et téléobjectif.

Ce ne sont pas des livres pointus sur chaque sujet. On lit les pages en ayant parfois une impression de trop peu mais avec une envie de photographier bien présente. Et c’est peut-être là où cette série réussis un tour de force, elle nous donne vraiment envie de photographier. On a envie de mettre en pratique, soit pour creuser le sujet, soit pour plaisir de photographier autrement. Mais ça donne vraiment envie de photographier !

Ces livres sont peut-être destiner aux débutants mais même sur les sujets où j’étais plus à l’aise, ça m’a quand même donné envie de photographier ! Il faut dire que les photos d’exemples sont vraiment sublimes ! Et les challenges intéressants. Cela aussi c’est inspirant.

Au final, une bonne série, agréable à lire et à expérimenter !

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Emilie BRUCHOT

Photographe passionnée dans les Ardennes (08). Elle s’est découvert un goût pour la photographie il y a une dizaine d’année. Affermissant sa technique débutante à force de lecture de livre et de magazine photo et grâce au web, elle n’a eu de cesse de photographier, de se tromper encore et encore jusqu’à connaître les joies de la belle photo.

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