Home » A la une » A la rencontre de Guillaume Jahan de Lestang

A la rencontre de Guillaume Jahan de Lestang

Aujourd’hui, partons à la rencontre de Guillaume Jahan de Lestang, photographe niçois de 35 ans. Evidemment, si vous voulez suivre son travail, vous pouvez le retrouver:

A la rencontre de Guillaume Jahan de Lestang

Bonjour guillaume,

Peux-tu te présenter en quelques lignes, comme photographe, mais pourquoi pas sur ta vie en dehors de la photographie?

Je suis né dans la région de Marseille il y a 35 ans maintenant et vis à Nice depuis 25 ans. Mes études se sont tournées en premier lieu vers l’économie, puis le marketing et la communication dans les secteurs du Luxe – du Tourisme et du Sport.

C’est ensuite, au niveau professionnel, que j’ai commencé mon cheminement sur la voie de la communication, et de la communication visuelle. D’abord attaché de presse pour un groupe de Tourisme de Luxe en Principauté de Monaco, j’ai développé assez rapidement un intérêt pour le métier de photographes d’agence, avec qui je travaillais à cette époque. J’étais fasciné par leur talent de raconter l’actualité – l’évènementiel en une image simple unique et non travaillée.

Dix ans plus tard ayant participé à la réalisation, l’organisation et le bon déroulement de nombreux événements en Principauté, j’ai choisi de m’orienter vers une mission plus corporate au sein de mon entreprise, administrant la banque d’images de ce groupe mais aussi photographiant moi-même de multiples sujets ou commanditant des shootings photos.

Ayant intégré la photo au cœur de mon projet professionnel, on peut dire que celle-ci, fait partie intégrante de ma vie quotidienne. Au-delà de l’aspect professionnel, je suis fiancé, je n’ai pas encore d’enfant et je vis dans l’une des plus belles ville de France.  Je ne cesse de photographier ce qui attire mon œil.

 
Racontes-nous quand et comment tu as commencé la photo?

J’ai commencé la photo étant enfant à l’époque des appareils jetables à essayer de faire des photos de ce que j’aimais bien, rapporter ainsi des souvenirs de vacances etc….. Cela ne devait pas être brillant si ce n’est dans mon imaginaire d’enfant. Ensuite comme évoqué plus haut, j’ai essayé modestement avec un petit numérique de poche, d’immortaliser certaines choses et ce jusqu’au jour ou ma fiancé m’a mis un reflex dans les mains et là ce fut une révélation c’était il y a environ 5 ans.

Depuis je collectionne les disques durs, les cartes mémoires et autres heures sur photoshop et les suites associées. Je me suis aperçu qu’il est souvent difficile de retranscrire ce que l’on voit avec son œil à travers un boitier et c’est dans cette quête perpétuelle que j’essaie de travailler en photo.

Peux-tu nous présenter ton/tes style(s) de photo de prédilection ?

Quand j’ai commencé je faisais beaucoup de photos de rue et au fil du temps je me suis essayé à presque tout ce qui est dans mes cordes et auquel j’avais accès comme un nouveau challenge. Qu’il s’agisse d’événement sportif, de photo corporate ( portraits principalement) – photos de chefs, de lifestyle – d’architecture, de gastronomie, de la vie quotidienne, j’ai essayé pas mal de choses

Fort de cette expérience je peux donc affirmer que mon style de photo de prédilection est celui de la photo d’instant – sur le vif – J’essaie de capturer dans mon boitier, la vie quotidienne, en essayant de trouver une intrigue, de raconter quelque chose et de donner envie, de témoigner en quelque sorte.


La photographie est un moyen d’expression, que cherches-tu à faire comprendre à travers tes photos ?

Ce ne serait pas trahir un grand secret que de dire que tous les maitres de la photographie ont laissé des phrases dont on s’imprègne tous au quotidien. Henri Cartier bresson disait : « pour moi, la photographie est la reconnaissance simultanée, dans une fraction de seconde, de l’importance d’un événement » et Dorothea Lange disait aussi « qu’un appareil photo vous apprend à voir le monde »

En effet, la photographie a le pouvoir puissant de transformer un instant et de le figer pour l’éternité faisant d’une vie tourbillonnante un moment fixe marqué d’immobilisme. J’aime avant témoigner, montrer, dévoiler, donner envie, faire voyager et provoquer une émotion.

Imagines que tu dois partir 2 jours sur une île déserte, quel matériel photographique qui t’est vital amènerais tu ?

Si je devais partir 2 jours sur une ile déserte je prendrai mon Canon 7D Mark II. Je prendrai également 3 objectifs que sont :

  • le Canon 10 -18 mm Macro 0.22m/0.7ft
  • le Canon 10-22 mm 1 :3.5-4.5
  • le Canon 18 -135 mm 0.39m/1.3ft

C’est en effet le matériel avec lequel j’imaginerai pouvoir faire le plus de choses de la macro – au grand angle – à des plans plus serrés plus carte postale J’accompagnerai certainement mon package d’un ou deux filtres polarisant.

Où puises-tu ton inspiration (artistes, tes « maîtres à photographier », d’autres formes-expressions artistiques… )?

Mon inspiration puise ses origines dans des travaux de photographes à la renommée plus ou moins grande.  Il peut s’agir de paysages avec Salgado – à des photographes plus life style comme Formento & Formento / OU encore Jean Daniel Lorieux ( avec lequel j’ai pu travailler) / Helmut Newton mais aussi des amis photographes qui ont beaucoup de talents mais pas assez de renommée.

De Jilly Benett à Alain Gontier en passant par le bluffant Maxime Franch ils sont bluffant de réalisme, de profondeur, d’émotions avec un travail du Noir et Blanc qui est extraordinaire. J’aime aussi énormément tout ce qui ce fait en street art l’approche graphique que celui-ci représente. Qu’il s’agisse de Jr de C215 ou d’autres j’aime cette provocation oculaire.

Parmi tes photos, peux-tu nous présenter ta photographie Coup de cœur du moment’ et  nous raconter son histoire?
j’aime Beaucoup la photo de la promenade des anglais effectuée lors d’un shooting photo avec une bloggeuse de la Cote d’azur ( – Cécile Napolitano – le Blog de Cecile Na). Cette photo a été prise un jour de grand vent sur la côte d’azur ce qui explique la couleur turquoise de la mer qui est brassée les jours de vent.

Cette photo improvisée a un côté très scénarisé – l’homme en vélo – le goéland le positionnement de Cécile et la colorimétrie invitent pour moi instantanément au voyage. Cette photo a rencontré un grand succès sur les réseaux sociaux car reprise par la Ville de Nice et d’autres instances de tourisme. Il y a un côté symétrique et pur que j’aime beaucoup et cette photo dégage de la Paix et de la quiétude ce que m’inspire la Promenade des Anglais de Nice.


Quelle serait la prochaine photo que tu aimerais faire ?

La prochaine photo que j’aimerai faire est la suivante!!! Non plus sérieusement j’aimerai vraiment travailler sur la partie Life Style positionnant mon sujet et m’attachant à travailler sur la lumière le positionnement et surtout l’émotion.  Le portrait quand il est bien fait a quelque chose de splendide donc entre le portrait et le life style qu’il s’agisse de noir et blanc ou de couleurs je serai comblé.

Peux-tu nous raconter un de tes meilleurs souvenir pendant une séance photo et pourquoi pas également le pire?

Je crois qu’un des meilleurs est la photo  que j’intitule esprit libre – Leah et Joy. Cette photo met en scène deux personnages tatoués que je connais et que je souhaitais shooter depuis un moment sans trouver le bon moment.

Au hasard d’une fin de shooting je les rencontre et les place devant se mur qui rappelle un côté assez scolaire de discipline de règles et autres normes et ils se posent devant en se regardant droit dans les yeux entre intimidation – amour – complicité et provocation. Joy qui vient souligné en décalant les cheveux de Leah son tatouage esprit libre gravé sur sa tempe offre alors pour moi tout le sens de cette photo.

Cette photo prise dans la rue s’est révélée à moi en retouche alors que c’est réellement comme cela que je l’avais imaginé. Je suis ravi de cette photo.

Le pire serait le regard noir du peintre de Montmartre que l’on reconnait dans mon choix de photos – où j’ai cru l’espace d’un instant que mon appareil et moi arrivons en fin de course et que nous passerions un mauvais quart d’heure

Si tu devais faire découvrir un photographe peut être encore méconnu, et un seul, à BonPlanPhoto et à ses lecteurs, qui proposerais-tu?

Le Talent m’inviterait à proposer le Jeune prodige qu’est Maxime Franch.  Le Cœur m’inviterait à proposer Jilly Bennett, très grande source d’inspiration pour moi.


Un dernier mot?
Guillaume Jahan de Lestang aka GJ2L.

Pourquoi GJ2L car mon père s’appelait Guy et qu’il avait donc les mêmes initiales que moi. J’ai ainsi voulu jouer sur la particule de mon nom mais aussi sur le chiffre… Je ne serai jamais premier lui toujours !

Merci Guillaume

Encore une fois un grand merci à Guillaume pour avoir accepté de se dévoiler un peu plus, j’espère que tout cela vous aura donner envie de découvrir son travail, pour rappel vous pouvez le retrouver:

Bien évidemment si vous connaissez un photographe de talent, qu’il soit professionnel ou amateur, et  que vous souhaitez  le faire découvrir à la communauté de Bon Plan Photo, ou si vous voulez vous même vous prêter au jeu de l’interview, il suffit de me contacter.

a propose Gregory LAROCHE

J’ai créé bonplanphoto.fr en 2010 pour partager avec vous mes découvertes et petits trucs photographiques.

N’hésitez pas à me contacter pour toutes propositions de projets ou partenariats.

Laisser un commentaire