A la rencontre d’Hervé Jacqmin

Aujourd’hui, partons à la rencontre d’Hervé Jacqmin, photographe amoureux de la nature. Hervé a accepté de se dévoiler un peu plus. Si vous voulez suivre son travail, vous pouvez la retrouver:

A la rencontre d’Hervé Jacqmin
Bonjour Hervé,
Peux-tu te présenter en quelques lignes, comme photographe, mais pourquoi pas sur ta vie en dehors de la photographie?

Bonjour à tous, je m’appelle Hervé Jacqmin et j’ai 41 ans. Je vis en Meurthe-et-Moselle et je suis musicien et animateur culturel de profession. Je pratique la photo nature depuis environ 5 ans en amateur. J’aime surtout sortir seul, tôt le matin, et parfois avec des amis. J’utilise principalement un téléobjectif de 500mm avec un boitier plein format. Le 105mm macro reste de plus en plus dans le sac.

A côté, j’essaie de faire ma part en adhérant et surtout en étant actif dans des associations naturalistes comme la Société Française d’Orchidophilie (SFO) par exemple. Au final, il y a beaucoup plus de « consommateurs » de nature que de naturalistes et c’est bien dommage!

Hervé Jacqmin
Hervé Jacqmin
Racontes-nous un peu ton «histoire» photographique?

Tout à réellement commencé en 2002, au Sénégal, où j’avais pris des clichés de rue qui plaisaient beaucoup à mon entourage. A l’époque, j’avais acheté un des des premiers bridge à 6M pixels. J’avais pris beaucoup de plaisir à prendre ces photos! Puis la vie à fait que j’ai laissé la photo de côté et c’est en 2014 qu’un ami, très bon photographe, a voulu revendre son D90 Nikon.

J’ai donc sauté sur l’occasion. Je n’y connaissais pas grand chose et c’est cet ami, Didier Heinrich pour ne pas le citer, qui m’a donné les fondamentaux. J’étais déjà passionné par les arbres, les plantes, ça m’a donc donné des idées d’images dès le départ. Il fallait juste apprivoiser la bête. Étant cartographe pour les orchidées sauvages, je m’en suis servi comme outil pour archiver mes découvertes. Aujourd’hui, j’ai toujours soif d’apprendre et de découvrir sur la nature qui nous entoure.

Tous droits réservés à Hervé Jacqmin
Quelles sont tes spécialités photographiques ?

Je ne photographie que la nature. Parler de spécialité peut paraître prétentieux pour le moment. J’aime beaucoup le renard, le chat forestier, les oiseaux, les ambiances brumeuses du matin mais en réalité je n’ai pas de sujet de prédilection.

J’ai un peu essayé la macro/proxi “artistique” mais cette discipline me lasse, elle est très plate en émotions sur le terrain. Par contre, je trouve intéressante l’idée d’appliquer ses principes à la photo animalière comme les bokeh bien dilués et tourmentés.

Tous droits réservés à Hervé Jacqmin
Dans tout ton matériel photo, as tu un objet porte bonheur, ou un objet qui t’est précieux?

Précieux : mon filet de camouflage et mes jumelles, par contre, je n’ai pas de porte bonheur.

Tous droits réservés à Hervé Jacqmin
Est-ce que ton travail est influencé par certains photographes?

Evidemment, c’est comme en musique. Inconsciemment, on tend à reproduire les choses qui nous parlent. En premier, Joël Brunet, j’aime beaucoup son style qui est directement reconnaissable. J’aime beaucoup le travail de Didier et Teddy Bracard, Neil Villard, Michel d’Oultremont, Stéphanie et David Allemand, Stéphane Raimond pour ne citer qu’eux. Ils sont de vrais naturalistes avant tout et produisent des images fantastiques sans fioriture. Pas d’overdose de post-traitement. C’est là le talent!

Vincent Munier aussi, c’est un peu comme le JS Bach de la photo. Tu te prends des gifles magistrales devant ses images!

Tous droits réservés à Hervé Jacqmin
Parmi tes photos, si tu ne devais en retenir qu’une seule, peux-tu nous présenter ta photo préférée et nous raconter son histoire?

Ma photo préférée est sans doute celle d’un chat forestier couché sur une branche de vieux chêne. Ce n’est pas une image très esthétique mais c’est celle qui m’a procuré le plus d’émotions. C’est un chat que je suivais depuis deux ans avec mon piège photo installé dans la forêt pas loin de la maison. Un soir d’été, alors que je m’apprêtais à relever la carte mémoire, j’ai aperçu quelques chose qui grimpait sur le tronc du chêne. En une demie seconde j’ai compris que c’était un chaton. C’est en relevant les yeux que j’ai vu la mère posée sur la branche, impassible. Evidemment, je n’avais pas mon boitier pour immortaliser cette scène dont je rêvais. J’ai eu le temps de rebrousser chemin et d’y revenir avec l’appareil. Elle était toujours là. J’ai profité à fond jusqu’à ce qu’un promeneur un peu trop bruyant abrège la séance. Il faut savoir que les chats, quand ils sont perchés, ont une incroyable confiance en eux. Au sol, c’est très différent!

Tous droits réservés à Hervé Jacqmin
Quelle serait la prochaine photo que tu aimerais faire ?

La même avec un joli bokeh, de la neige et du brouillard. On peut rêver non?

Tous droits réservés à Hervé Jacqmin
Imagine que l’on te donne un crédit illimité, quel projet photographique, dingue ou plus sage, aimerais-tu réaliser?

Je ne pense jamais à ce genre de situation. Ne pas voir les moyens me convient parfaitement. Ca nous oblige à faire plus avec pas grand chose. J’ai quand même quelques idées qui traînent mais qui ne demanderons pas forcément de gros moyens.

Tous droits réservés à Hervé Jacqmin
Peux-tu nous raconter un de tes meilleurs souvenir pendant une séance photo et pourquoi pas également le pire?

Difficile d’en choisir un. Chaque rencontre reste un bon souvenir mais le meilleur est sans doute celui d’une séance où j’avais repéré un couple de renards qui dormaient à côté de la gueule d’un terrier à découvert. J’y suis retourné le lendemain au petit matin. Il faisait -8°C.

J’ai approché le site pendant un bon moment car les renards étaient déjà dehors. J’ai terminé l’approche en rampant à moins de dix mètres. La séance photo à duré un bon moment à un tel point que j’ai dû partir tellement je ne sentais plus mes doigts à cause du froid. Le magnifique renard m’a toléré et m’a fait un festival. De profil, de face, des regards intenses et le tout dans la neige et le brouillard. Je n’ai jamais retrouvé un tel moment avec un renard.

Les plus mauvais, j’essaie de les oublier, mais c’est souvent en rapport avec des gilets orange fluo…

Tous droits réservés à Hervé Jacqmin
Si tu devais faire découvrir un photographe peut être encore méconnu, et un seul, à BonPlanPhoto et à ses lecteurs, qui proposerais-tu?

Didier Heinrich, très bon photographe Vosgien qui a le sens du détail.

Un dernier mot?

Je tiens à remercier  toute ma famille ainsi que ma conjointe pour leur patience. Merci aussi aux amis. Merci au public qui se déplace aux expositions, et merci à toi, Grégory, pour cette opportunité!

Tous droits réservés à Hervé Jacqmin
Merci Hervé

J’espère que tout cela vous aura donné envie de découvrir son travail. Bien évidemment si vous connaissez un photographe de talent, qu’il soit professionnel ou amateur, et  que vous souhaitez  le faire découvrir à la communauté de Bon Plan Photo, ou si vous voulez vous même vous prêter au jeu de l’interview, il suffit de me contacter.

Gregory LAROCHE

J'ai créé bonplanphoto.fr en 2010 pour partager avec vous mes découvertes et petits trucs photographiques. N'hésitez pas à me contacter pour toutes propositions de projets ou partenariats.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.